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 VERS UNE THÉORIE INTÉGRÉE DE LA PHONOLOGIE ET DE LA MORPHOLOGIE* Rajendra Singh

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newstyle1236



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Date d'inscription : 24/11/2009

MessageSujet: VERS UNE THÉORIE INTÉGRÉE DE LA PHONOLOGIE ET DE LA MORPHOLOGIE* Rajendra Singh   Sam 27 Fév - 13:58

1. Cet article est une tentative, plutôt personnelle, de résumer un corpus de travail qui fut inspiré par mon appréciation, inévitablement subjective, de ce qui se fait de mieux en Amérique du Nord en matière de phonologie et de morphologie.
C'est, pour l'essentiel, une invitation au lecteur à considérer la solution de rechange présentée dans les articles et publications résumés ici. Comme ces articles et publications sont facilement disponibles, j'omets volontairement les données, analyses et arguments qu'ils présentaient pour me concentrer sur les signalisations conceptuelles qui semblaient importantes pour une bonne compréhension de certaines façons, influentes, de pratiquer la phonologie et la morphologie ainsi que de la
solution de rechange étudiée dans les articles résumés ici1.
Tout sous-système ou tout module de la grammaire soulève d'emblée deux types de questions, les unes concernant sa définition et les limites de son domaine et les autres concernant la nature de la représentation des objets qu'il contient et les
relations que ces objets entretiennent entre eux. Les réponses à ces questions appartiennent à deux ensembles distincts, malgré le fait que l'on voit souvent les décisions sur les représentations comme dépendantes des décisions sur le domaine.
Prenons par exemple le cas de la phonologie lexicale (PL). Selon Harris (1983,
p.78), les propriétés qui caractérisent la PL sont (i) l'application lexicale de règles
qui comprennent des exceptions, (ii) la dépendance des règles lexicales envers les
frontières morphologiques, (iii) la cyclicité des règles lexicales, (iv) l'absence de
J'aimerais remercier Yves-Charles Morin de m'avoir suggéré d'écrire cet article, Richard Desrochers pour avoir
préparé cette version à partir d'un premier jet, et Doug Walker ainsi que deux lecteurs anonymes pour m'avoir écouté,
ce que j'avais à dire malgré certains «obstacles» mineurs qui sont sans aucun doute présents dans ce texte. Ce travail a
été en partie rendu possible grâce à une subvention du FCAR.
1. Comme cette appréciation et cette exploration ont été produites avec la distanciation très appréciable qu'offre le
Québec, je suis heureux que cet article paraisse dans un numéro consacré à la linguistique au Québec.
74 REJENDRA SINGH
spécification pour les traits dont les valeurs sont prévisibles, (v) le remplissage des
valeurs de traits non spécifiées par des règles de marquage universelles ou particulières
et (vi) la préséance d'application des règles particulières sur les règles universelles.
On voit facilement que ces propriétés forment deux groupes: (a) les
propriétés du domaine: i-iii et (b) les propriétés des représentations: iv-vi. Ces
dernières peuvent être incorporées telles quelles dans tout modèle phonologique, et
le sont d'ailleurs effectivement.
Ce sont les décisions sur le domaine qui caractérisent réellement les conceptions
sur un module de la grammaire. Ainsi, la pierre de touche de la théorie
phonologique présentée dans SPE est la présupposition que la morphophonologie
fait partie intégrante de la phonologie, tandis que la phonologie generative naturelle
(PGN) présuppose que la morphophonologie constitue un niveau de représentation
indépendant et autonome. La PL adopte essentiellement pour sa part la même position
que SPE, mais en la modifiant et la raffinant de façon à incorporer la part de
vérité contenue dans la PGN, ce qu'elle fait en divisant la phonologie en deux
sous-modules et en tentant de trouver des principes régissant la liste ad hoc de ce
que la PGN appelle des «MP-rules». On voit aisément que la définition de tout ce
qui s'appelle «théorie phonologique» dépend du statut accordé à la morphophonologie.
Ce qui ne signifie pas qu'il n'y ait aucune différence en ce qui concerne
les représentations, mais de telles différences peuvent autant exister, et existent
effectivement, entre différentes théories qu'à l'intérieur d'une même théorie.
Une fois qu'on s'est mis d'accord sur le domaine propre de la phonologie, la
meilleure théorie sur les représentations nous dira comment représenter les objets
phonologiques et les relations que ces objets entretiennent.
La morphologie soulève des questions de même nature; toute décision sur le
domaine de la morphologie doit clairement en préciser les limites tant vis-à-vis la
phonologie que vis-à-vis la syntaxe et peut-être même la sémantique. Nous prendrons
ses relations avec la phonologie pour illustrer quel genre de questions sur le
domaine exigent des réponses. Il est possible de concevoir la morphologie et la
phonologie comme deux blocs distincts et ordonnés, comme le faisaient généralement
les traditions structuralistes américaine et européenne, ou comme des ensembles
de règles qui s'appliquent en tandem, selon diverses conditions, position
adoptée par les tenants de la morphologie lexicale (Kiparsky, 1982; Mohanan,
1982; etc.). Il est évident que cette dernière position a pour motivation le désir de
traiter la morphophonologie comme une partie de la phonologie. En d'autres mots,
VERS UNE THÉORIE INTÉGRÉE 75
il n'y a pas de raisons morphologiques de traiter la morphologie comme un
ensemble de règles entretenant des liens multiples avec l'ensemble des règles qui
forment la phonologie. Puisque la morphologie est une affaire de lexique, pour dire
les choses de la façon la plus théoriquement neutre, il faut aussi définir sa relation
avec le lexique (voir Aronoff, 1983).
En ce qui a trait aux objets de la morphologie, il est possible aussi d'adopter
différents points de vue, qui ne sont évidemment pas sans rapport avec celui qu'on
prend sur les rapports entre morphologie et lexique. On peut prétendre que les objets
qu'on y trouve sont des morphèmes, des radicaux, des racines et même des
entrées marquées [-insertion lexicale]; mais si l'on admet plutôt qu'il n'y a là que
l'ensemble des mots et celui des redondances parfaitement triviales qu'on peut en
extraire, on n'a besoin alors que de mots et de parties de mots, ces dernières constituant
des objets isolés et qu'il faut spécifier en éliminant la redondance des mots
apparentés formellement et sémantiquement et que l'on se trouve à connaître.
Quels que soient les objets que l'on postule en morphologie, il faut les mettre
en relation, et cette opération peut se faire de diverses façons. On peut établir une
liste de morphèmes et les insérer dans des positions spécifiques et dans des environnements
spécifiques (voir Kiparsky, 1982) ou on peut les faire apparaître au gré
de l'application de règles de formation de mots (voir Aronoff, 1976). On peut aussi
faire des règles de formation de mots unidirectionnelles, excluant ainsi toute formation
rétrograde (voir Kiparsky, 1982), ou bidirectionnelles (voir Jackendoff, 1975).
La position qui consiste à considérer le lexique comme syntaxiquement pauvre et
la morphologie comme une projection de ce dernier a également le choix
d'exprimer les relations entre mots et parties de mots de manière unidirectionnelle
ou bidirectionnelle.
Les relations entre les objets dont on postule l'existence en phonologie sont
aussi sujettes à des décisions du même genre. On peut dire, par exemple, que pour
relier entre eux des objets phonologiques, il faut faire appel à un mécanisme appelé
«règle phonologique», schéma qui convertit dans un contexte donné un objet
phonologique en un autre objet phonologique. On peut aussi ne pas admettre la nécessité
de ce mécanisme et dire que les relations que ce dernier exprimait peuvent
être prises en compte si on permet à la phonologie de contenir, en plus des
«lettres» de l'alphabet qui servent à représenter les objets phonologiques, un
ensemble de conditions de bonne formation.
7 6 REJENDRA SINGH
Cette allusion aux «lettres» de l'alphabet nous amène tout naturellement à
nous demander ce que sont ces dernières et quel serait le moyen de représenter le
matériau de la phonologie. On peut supposer que ces lettres sont des phonèmes,
des phonèmes systématiques, des allophones en position in pausa, des traits distinctifs,
et ainsi de suite. On peut choisir de représenter le matériau phonologique
avec ces lettres, soit comme de simples conjonctions ou concaténations, ou selon
une hiérarchie ou même selon plusieurs dimensions (pour quelques arguments sur
la représentation géométrique des traits, voir Clements, 1985 et Sagey, 1986).
On peut prendre de pareilles décisions pour la morphologie. On peut représenter
les mots et les parties de mots ou morphèmes de façon linéaire ou de façon
hiérarchique. On peut même tenter, comme Selkirk (1982), d'utiliser le schéma Xbarre
pour représenter la structure interne de mots morphologiquement complexes.
On peut faire le choix, pour la représentation linéaire de tels mots, de marquer
d'une quelconque façon les frontières (+ et #) ou de les laisser non marquées.
Ce qu'il est important ici de souligner est que même si, comme je l'ai dit
auparavant, les décisions sur les représentations sont étroitement liées aux
décisions sur le domaine, ce sont des décisions qui, au moins en principe, en sont
indépendantes. Je n'ai aucune peine à imaginer une description en PGN utilisant
des représentations métriques et/ou autosegmentales, ou une description de SPE
faisant usage de la spécification géométrique des traits. Il ne me semble pas
difficile, en morphologie, d'imaginer une description hiérarchisée des mots
complexes qui ne serait pas de la phonologie lexicale, sauf qu'elle me paraîtrait
sans intérêt. Les postulats que j'ai récemment baptisés «phonotactique generative»
(voir Singh, 1988 et 1990) peuvent avoir une représentation dans un modèle
linéaire, mais encore ici il serait dénué de sens de le faire, étant donné ce que nous
ont récemment enseigné en particulier les phonologies métrique et autosegmentale
sur la question des représentations. Je ne cherche pas, en d'autres mots, à défendre
un retour sous quelque forme que ce soit à la linéarité des représentations, mais à
établir le statut indépendant de la non-linéarité envers toute théorie (pour une
démonstration pratique de ce degré d'indépendance, voir Copeland (1970), qui
plaide l'abandon de la linéarité en phonologie en dehors de toute attache generative,
métrique et autosegmentale).
Il reste bien sûr, en phonologie et en morphologie, des questions qui ne concernent
à strictement parler ni le domaine, ni les représentations. Nous en verrons
VERS UNE THÉORIE INTÉGRÉE 77
deux exemples, un en ce qui concerne chacun de ces modules. En morphologie, on
peut affirmer, comme le font Anshen et Aronoff (1981), que la «productivité»
d'une règle morphologique est affaire de grammaire et doit être incorporée directement
dans la règle, ou on peut soutenir que toutes les règles de formation de mots,
quelle que soit leur forme, sont également accessibles et que le fait qu'elles soient
ou non utilisées de façon productive dépend de facteurs externes à la grammaire,
comme l'usage, la transparence sémantique, l'opacité phonologique,
l'interprétabilité ou des considérations sur le fardeau mnémonique ou opératoire.
On peut maintenir en fait que la productivité reflète simplement le fait banal que
les gens font ce qu'il est normal de faire et que, si la morphologie doit traduire
notre compétence morphologique, elle doit rendre compte non de ce que l'on fait
mais de ce qu'on peut faire éventuellement. Cette position ne nie pas que certaines
règles morphologiques soient moins productives que d'autres, mais nie seulement
que la productivité puisse relever de la grammaire. Certaines règles sont employées
moins fréquemment que d'autres parce que seule une minorité des mots parmi ceux
qu'un locuteur connaît fait appel à elles, et qu'elles imposent un fardeau evitable
pour la mémoire (prenons-en pour exemple la description structurale d'une règle qui
pourrait dériver caught de catch en anglais), ou parce qu'une partie au moins des
nouveaux mots qu'elles pourraient en principe former s'avéreraient impossibles à
interpréter étant donné la sémantique ou la structure conceptuelle de la langue
intéressée (voir Fanselow, 1988).
En ce qui concerne la phonologie, on pourrait considérer, bien qu'il ne
s'agisse pas nécessairement d'un problème spécifique à un module particulier, la
question des relations entre phonologie et phonologie des emprunts. On pourrait
voir dans cette dernière une espèce d'extension plutôt naturelle de la phonologie,
comme font la plupart des théories phonologiques actuelles, mais on pourrait aussi
n'admettre aucune différence d'essence entre les deux, opérant une distinction entre
les adaptations, qui exigent la modification des séquences (pas nécessairement
linéaires) étrangères, et les emprunts, qui introduisent des changements dans le système
phonologique.
2. Éclairé par les résultats de la recherche actuelle, et bien que je ne sois pas
entièrement satisfait d'une partie du «savoir reçu» dont elle est encore imprégnée,
j'ai commencé, en collaboration avec Alan Ford, à travailler sur ce que nous avons
avec enthousiasme appelé une «théorie intégrée de la phonologie et de la
78 REJENDRA SINGH
morphologie»2. Nous avons été attirés par une telle tentative pour deux raisons
importantes: (i) il nous semblait que toutes les théories actuelles en phonologie et
en morphologie auraient pu éviter certains de leurs problèmes en n'adoptant pas une
position isolationniste et (ii) il nous paraissait difficile de ne pas voir des variantes
notationnelles dans des analyses concurrentes comme celles de Hooper (1976) et
Harris (1978), même si leurs cadres théoriques respectifs étaient profondément
différents. Alors que la position isolationniste de Chomsky et Halle (1968)
conduisait à une théorie phonologique qui ne reconnaissait qu'indirectement et avec
réticence la dépendance morphologique de certaines alternances, la position
isolationniste de la PGN menait à une théorie phonologique qui mettait exagérément
l'accent sur la téléologie phonétique des règles phonologiques et sacrifiait
souvent leur caractère automatique aux dépens de leur fonction morphologique.
L'avènement et le succès récents de la phonologie et de la morphologie lexicales
ont permis de mettre en lumière les problèmes auxquels font face les théories isolationnistes
dans ce domaine et, sans être d'accord avec ses principes de base, nous y
voyons un progrès décisif vers la synthèse de théories et de conceptions qui ont
engendré dans le passé plus de frictions que d'éclaircissements, du moins aux
États-Unis et aux endroits pour lesquels ce pays joue le rôle d'une métropole.
À l'époque des débuts de notre recherche, on venait tout juste d'accorder à la
morphologie la place qui lui revient dans le paradigme génératif, mais il était clair
que les découvertes d'Aronoff ne devaient pas longtemps rester isolées. Non seulement
voit-on maintenant le plus souvent dans la morphologie une syntaxe dégénérée,
mais on y voit aussi un orphelin. Nous avions le sentiment qu'il était temps
de remettre en question certaines des présuppositions non seulement de la morphologie
generative mais aussi de la morphologie structurale, car la première semblait
alors, et semble encore aujourd'hui, reposer grandement sur la seconde, malgré les
affirmations rhétoriques niant les fondements structuralistes de la morphologie et
de la phonologie génératives.
Nous voulions distinguer les présuppositions structuralistes et les révisions,
bien que nous ayions toujours pris ces dernières au sérieux. Nous pensions que
l'élimination de ces résidus structuralistes révélerait les vraies natures de la
phonologie et de la morphologie. Le postulat de toute régularité phonologique et
morphologique nous apparaissait très différent de la postulation de principes en
2. Je suis désolé de n'avoir pu obtenir la collaboration de Alan Ford dans la préparation de ce texte.
VERS UNE THÉORIE INTÉGRÉE 79
syntaxe. Les principes sont nécessaires en syntaxe, car sans eux on ne voit pas
clairement comment on pourrait résoudre le problème logique de l'acquisition (voir
par exemple Chomsky, 1980 et 1988 ainsi que Felix, 1987). Les principes qu'on
postule en phonologie et en morphologie semblent en revanche plus faciles à
acquérir, et même élémentaires. Ils nous paraissaient n'être qu'une aliénation
positiviste aux régularités les plus fréquentes, reprises littéralement des
descriptions structuralistes antérieures.
Notre intention était donc de remettre en question les postulats que
partageaient des modèles contemporains, quoique leur façon de poser les problèmes
et d'y répondre était différente. Même si nous n'avons pu examiner que quelquesuns
de ces problèmes, je crois que nous avons avancé d'un pas qui peut nous
conduire à une théorie intégrée et qui mérite d'être reconnue.
3. Je diviserai nos tentatives des quelques dernières années en trois groupes de
publications3. Le premier traite de questions fondamentales en phonologie, le second
de questions fondamentales en morphologie, et le dernier fait l'examen de certains
aspects des preuves externes à la lumière de la théorie phonologique et morphologique
exposée dans les groupes précédents. Même si notre objectif a toujours
été l'élaboration d'un modèle descriptivement adéquat de la phonologie et de la
morphologie synchroniques, nous croyons que ce n'est pas un hasard si ce modèle
rend compte de façon satisfaisante de domaines «externes» impliquant des aspects
centraux de la compétence linguistique humaine. En d'autres mots, ce dernier
ensemble de publications affirme l'unité de la beauté, la vérité et l'utilité tant de la
théorie que de la pratique.
Ford et Singh (1983) examinent ce que nous croyons être la question la plus
importante de la phonologie, soit le statut des alternances locales, morphologiquement
conditionnées. La morphophonologie, à la frontière de la morphologie
et de la phonologie, est depuis longtemps au centre de la controverse en
3. Comme ces publications furent produites à différentes époques et pour un public varié, quelques répétitions
étaient inévitables. Je les ai laissées au cas où elles permettraient une plus grande facilité de référence, et je m'excuse
auprès des lecteurs qu'elles auront ennuyés.
Je regrette qu'il ne soit pas possible pour des raisons d'espace de discuter des différents mémoires et thèses récents
qui appliquent et testent les hypothèses avancées dans les publications dont il est question. Je devrais toutefois
mentionner les mémoires de Forest (1987), de Martohardjono (1986) et Robitaille (1987) qui posent certaines
questions et tentent avec courage et discernement d'y répondre. Parmi les thèses que j'ai eu le plaisir de diriger ou de
co-diriger, il faut mentionner celles de Desrochers (1990) et Favreau (à paraître). Les portes qu'ont entrouvertes nos
recherches se sont ouvertes toutes grandes dans ces mémoires et ces thèses, et j'invite le lecteur intéressé à les
consulter.
80 REJENDRA SINGH
phonologie, et ne l'est pas moins depuis la publication de SPE. Les difficultés engendrées
par la position de SPE, qui affirme que la morphophonologie est une partie
de la phonologie, sont trop nombreuses et trop bien connues pour être reprises
ici. Elles ont entraîné trois principales réactions: (i) un renouveau, avec ou sans
modifications, de la position structuraliste américaine faisant de la morphophonologie
une composante autonome (voir entre autres Hooper, 1976; Leben
et Robinson, 1977; Bybee et Brewer, 1980), (ii) un renouveau du point de vue du
comparativisme classique, que Kury łowicz (1949) représente le mieux et selon
lequel la morphophonologie appartient à la morphologie (voir Wurzel, 1970 et
Linell, 1979), et (iii) la tentative, appelée phonologie lexicale, de saisir le conditionnement
morphologique des alternances morphophonologiques sans postuler
pour elles de composante autonome (voir Mohanan, 1982 et Kiparsky, 1982).
C'est l'objectif de cet article de démontrer que toutes ces réponses sont malheureusement
inadéquates. La première échoue essentiellement à cause de la présupposition
de l'autonomie, la seconde parce qu'elle conduit à une redondance
injustifiée, et la troisième parce qu'elle doit recourir à des mécanismes ad hoc
comme le «clonage» de règle ou l'usage de plusieurs entrées lexicales pour le même
objet morphologique en plus de postuler des niveaux pour lesquels il n'existe
aucune motivation indépendante. Nous soutenons que la seule position raisonnable
consiste à traiter comme phonologiques les alternances motivées ou gouvernées par
des conditions de bonne formation (CBF) dans des domaines comme la syllabe ou
le mot, et de traiter les alternances qui ne sont pas gouvernées comme morphologiques,
c'est-à-dire introduites par les opérations morphologiques qui dans certains
modèles sont plutôt censées les déclencher.
Même si les deux autres publications de ce groupe traitent du statut de la
morphophonologie, leur principal objet est un peu différent. Nous mettons l'accent,
dans Singh et Ford (1982), sur les tentatives audacieuses de Kiparsky (1982) et
Mohanan (1982) de modifier le cadre de SPE pour tenir compte de la part de vérité
qu'il y a dans l'affirmation de la PGN à l'effet que certaines alternances phonologiques
dépendent de façon cruciale d'éléments morphologiques et ne peuvent être
traitées comme phonologiques aussi cavalièrement que dans SPE. Même si la
distinction entre ce qui est lexical et ce qui est post-lexical ne nous paraît pas entièrement
sans fondement, nous maintenons que les règles lexicales ne sont pas
vraiment des règles de la phonologie et qu'on ne peut conserver la division du
lexique en strates comme le font la phonologie et morphologie lexicales. Singh
VERS UNE THÉORIE INTÉGRÉE 81
(1987 et 1990) soutient que les alternances phonologiques se classent en deux catégories,
les alternances locales et les alternances globales, et qu'on peut, en intégrant
directement les premières dans la morphologie, se passer du mécanisme appelé
«règle phonologique» puisque ce que celles-ci décrivent se décrit mieux en termes
de conditions de bonne formation particulières et de stratégies universelles de réparation.
Le second ensemble de publications s'attache plus directement à quelques
problèmes fondamentaux de la morphologie: la directionnalité des règles, le statut
de ce qu'est un paradigme et de ce que sont des concepts comme «racine» ou
«base» et la distinction usuelle entre «flexion» et «dérivation». Nous démontrons,
dans Ford et Singh (1984), que les faits d'acquisition et les faits diachroniques
remettent sérieusement en question l'imposition de la directionnalité admise par la
plupart des modèles morphologiques actuels. Nous y examinons aussi l'idée que
l'unidirectionnalité constitue une contrainte intéressante sur les opérations morphologiques
et nous avançons qu'on ne peut éliminer la troncation en tant
qu'opération morphologique, que ce soit pour des raisons empiriques ou des
raisons théoriques.
Quelques-unes des questions qui sont traitées dans l'article de 1984 le sont
aussi dans Ford et Singh (1985), où nous affirmons qu'alors que si la notion de
«paradigme» nous permet de rendre compte d'une partie des relations lexicales, elle
ne permet même pas de décrire d'autres phénomènes de même nature. Il faut voir
dans notre rejet des théories morphologiques fondées sur la notion de paradigme
l'espoir d'un traitement plus global des relations lexicales, ce que nous croyons
possible dans le modèle que nous proposons. Celui-ci peut se passer non seulement
des radicaux, des racines, des bases et des paradigmes mais même de la
fameuse distinction entre flexion et dérivation. Nous discutons dans Singh et Ford
(1980) les fondements d'une morphologie d'où est absente la distinction flexion/
dérivation. Nous tentons d'y démontrer qu'il n'y a aucun critère suffisant à la
base de cette distinction et qu'il est même possible d'écrire une grammaire qui n'en
fasse pas usage.
Le dernier groupe de publications se veut une tentative de voir comment la
conception de la phonologie et de la morphologie qui ressort d'un réexamen approfondi
de quelques questions fondamentales jette un éclairage nouveau sur ce qu'on
appelle traditionnellement les «preuves externes». Ford (1984) démontre comment
une description à partir de stratégies de formation de mots, comme celle que Ford
82 REJENDRA SINGH
et Singh (1984 et 1985) défendent, peut, sans utiliser le concept de paradigme, offrir
une description homogène et naturelle d'un vaste éventail de changements morphologiques,
y compris ceux qu'on trouve traditionnellement anormaux.
Dans les deux autres articles de ce groupe, nous examinons des données
d'interlangue qui confirment notre conception de la morphologie et de la phonologie.
Tandis que la division du travail entre morphologie et phonologie à laquelle
fait allusion la fin de Singh (1985), et qui est justifiée dans les premières
publications, décrit naturellement et de façon totalement satisfaisante les faits
d'interférence, l'élimination de l'objet «règle phonologique» proposée dans Singh
(1987) permet une description semblable de l'adaptation prosodique des emprunts.
La description dans Singh (1985) de l'adaptation des mots étrangers, description
fondée plutôt sur des principes que sur des règles, révèle au bout du compte
certains liens en diachronie, ce qui n'est pas surprenant puisque les principes ne
paraissent affectés ni par le temps ni par l'espace. Les conclusions qu'on est obligé
d'en tirer se vérifient dans Singh et Ford (1987). Aucun autre cadre théorique ne
rend aussi facilement compte des faits de ce type.
4. Il serait peut-être utile d'esquisser le portrait de la phonologie et de la morphologie,
et celui de leurs rapports qu'on peut ressortir de ces recherches, et qui
diffèrent considérablement des conceptions répandues. Quoique certaines des
équivoques et des scissions radicales que des examens empiriques et théoriques
nous ont imposées ont sans doute encore besoin d'être mieux clarifiées et motivées
qu'elles ne le sont dans les pages qui suivent, je crois que la plupart sont totalement
justifiées à partir de la richesse et de la diversité des preuves apportées par
plusieurs langues.
Nos recherches m'amènent à considérer la phonologie d'une langue comme
étant essentiellement formée des «lettres» appropriées du quelconque alphabet qui
s'avérera l'alphabet optimal pour la représentation du matériau phonologique, et des
restrictions combinatoires, appelées conditions de bonne formation (CBF), qui
gouvernent ces lettres. Ces conditions ne risquent d'être violées que lorsqu'une
représentation sous-jacente menace d'apparaître en surface comme une structure mal
formée ou lorsqu'un mot étranger doit être phonotactiquement accommodé. La
première situation se présente lors de l'apparition en surface soit d'une simple
forme sous-jacente, soit d'une forme complexe où on peut voir le produit d'une
concaténation morphologique. Les violations éventuelles sont évitées au moyen de
stratégies de réparation universelles, comme la substitution, l'épenthèse et
VERS UNE THÉORIE INTÉGRÉE 83
l'effacement, dont d'autres théories décrivent les effets en termes de règles
phonologiques. Les conditions, qui s'appliquent aux formes de surface de style
lento, gouvernent les alternances automatiques et globales. Les alternances non
automatiques, locales et conditionnées morphologiquement appartiennent aux
opérations morphologiques qui, dans d'autres modèles, sont censées les déclencher.
Il est tout aussi facile de présenter la composante morphologique de cette
théorie. La morphologie, y compris la morphophonologie, y consiste en un
ensemble de règles de redondance généralisées, qui forment peut-être un réseau, et
qui expriment les «relations lexicales» qui se traduisent par des similarités
formelles et sémantiques et dont (1) présente la forme canonique:
(1) [X]0C <—> [X']p
Le schéma (1) répond aux conditions suivantes: (i) X et X' sont des mots, (ii)
a et p sont des catégories, (iii) X' est une fonction sémantique de X, (iv) [']
représente les différences formelles entre X et X', (v) ,<—> représente une relation
d'équivalence bidirectionnelle, et (vi) ['] peut être nul si et seulement si et * p. En
prose ordinaire, le schéma (1) signifie:
(2) S'il existe un X qui appartient à la catégorie a et un X* qui appartient à la
catégorie P, si la signification de ce dernier est fonction de celle de X, et
s'il y a entre X et X' une similarité formelle, alors X et X* sont morphologiquement
apparentés.
De telles règles sont des stratégies de formation de mots (SFM) et sont invoquées
soit pour analyser des mots lorsque c'est nécessaire, soit pour créer des mots
nécessaires ou temporairement oubliés. Ce schéma prédit que des mots créés de
façon ad hoc doivent obéir à une SFM quelconque déjà existante. De plus, le
schéma permet d'engender librement des formes, sujettes évidemment à la
«condition de fonction sémantique». Il est important d'ajouter que cette théorie
n'accorde aucun statut à ce qu'on appelle la «productivité», où elle voit le résultat
de facteurs de traitement et d'interprétation. Ce que d'autres appellent la «dérivation
zéro» est une relation d'identité, et leurs restrictions d'ordonnance et de niveau,
dans la mesure où elles sont pertinentes, sont le résultat du contenu même des
SFM.
Nous obtenons ainsi deux blocs ordonnés: la morphologie et la phonologie.
La première ne fait pas appel à la notion de «dérivation» et ne contient par
84 REJENDRA SINGH
conséquent que des représentations sous-jacentes d'où seules sont absentes les
redondances globales concernant les sons. Celles-ci sont prises en compte par la
phonologie. Les représentations de l'allemand Hund et l'anglais electric et electricity,
hormis certains détails, ressemblent respectivement à /hund/, Alektrlk/ et
Alektrlslti/.
5. Il doit être évident que le tableau présenté en 4 contraste fortement avec celui
que nous présentent des modèles plus répandus comme la PL. Puisque je suis convaincu
que nos recherches ont été faites sous l'égide des balises du paradigme
génératif, il me faut expliquer ces différences, et cette explication réside selon moi
dans le fait que la morphologie et la phonologie génératives standards sont surtout
des entreprises de formalisation des connaissances acquises et qui empruntent à la
syntaxe, fréquemment et de façon mécanique, des principes adroitement formulés
qui se révèlent plus souvent qu'autrement inadéquats ou sans intérêt dans ces domaines.
De plus, ces domaines s'empêtrent souvent dans ce qu'on pourrait appeler,
faute de mieux, le piège de la dérivation.
Par exemple, les tentatives de description de la morphologie en termes de la
théorie X-barre oublient non seulement la démonstration classique de Chomsky
(1970), mais oublient aussi le fait que la formulation X-barre appauvrie que requiert
la morphologie n'est qu'une formalisation d'un procédé de concaténation
banal et élémentaire, c'est-à-dire, selon les termes de Fanselow, quelque chose de
«beaucoup trop trivial pour invoquer un principe distinct, puisqu'on peut
l'apprendre de façon très directe».
Pesetzky (1985) et Sproat (1985) représentent un autre genre de tentative
d'intégrer la formation des mots à la syntaxe. Même en acceptant leurs arguments
(voir Williams, 1981; Booij, 1987; Hoeksema, 1987 et Fanselow, 1988, pour des
objections imparables), on ne voit qu'une démonstration de l'implausibilité d'un
lexique dérivé à la façon de la morphologie lexicale, sans conséquence pour
l'existence du lexique (malgré ce qu'en dit Sproat) ou pour une théorie morphologique
du type de celle décrite en 4. Dans la mesure où on peut réduire
l'«héritage d'argument» et la «réanalyse» à des considérations théoriques générales
(non orientées vers des tâches spécifiques) (voir Fanselow, 1988), on ne peut
prendre pour acquis la présomption que la formation des mots doit obéir à des
principes de la grammaire universelle.
VERS UNE THÉORIE INTÉGRÉE 85
Il peut sembler que la conception présentée en 4 soit celle d'une phonologie
non generative, si l'on entend par le mot «génératif» ce qui se dit «génératif»,
plutôt que «théorie phonologique en accord avec les présuppositions de la théorie
generative sur le langage en tant qu'organe». Cette confusion est toutefois compréhesible
et a même été consacrée dans des manuels comme celui de Bauer (1983).
Selon moi, elle découle du fait que la phonologie generative ne s'est pas encore
débarassée, comme l'a fait la syntaxe generative, de son obsession pour les règles et
de notre incapacité générale à distinguer la danse et le danseur, surtout quand celuici
a autant de talent qu'en ont la plupart des phonologues générativistes, même s'ils
ne sont pas toujours consicents de fait que des principes comme la «elsewhwhere
condition» sont de façon quintessente non genératifs, ce qui a été reconnu
explicitement par Kiparsky (1982).
Je ne vois pas clairement pourquoi il faut appeler «genératifs» des modèles
comme la morphologie et la phonologie lexicales si les principes auxquels ils
obéissent ne sont pas authentiquement genératifs dans le sens qu'ils n'impliquent
rien quant au «problème logique de l'acquisition», et pourquoi on ne peut appeler
«genératifs» d'autres modèles aussi explicites, justifiés empiriquement et, si la
réfutabilité demeure un critère, testables, mais qui n'obéissent pas à ces principes.
On ne trouve peut-être, parmi les publications récentes, que Selkirk (1984, p.22)
qui reconnaisse cette ambiguïté systématique dans l'usage du terme «génératif».
Les modèles phonologique et morphologique présentés en 4 m'apparaissent en tous
points aussi «genératifs» que les modèles auxquels ce terme réfère habituellement.
S'ils ne font pas appel à des principes qui font référence à la GU, parce que la façon
dont ces principes peuvent être appris n'est pas claire, ils ne sont pas genératifs
dans l'autre sens du terme. Mais alors il ne reste plus grand chose qui le soit, mis à
part la syntaxe, ou du moins c'est ce que suggèrent la plupart des modèles
phonologiques et morphologiques actuels.
Puisque les modèles les plus répandus ne sont genératifs que dans ce sens
formel (par opposition au sens conceptuel), ils peuvent se permettre d'élaborer les
découvertes des traditions structuralistes précédentes sans trop remettre en question
les postulats sur lesquels sont fondées ces découvertes. Prenons par exemple la
morphologie et la phonologie lexicales. Alors que celle-ci rejette la
morphophonologie autonome des structuralistes américains, ressuscitée telle quelle
par Venneman (1974) et Hooper (1976), il faut admettre qu'elle est structuraliste
puisqu'elle fait appel seulement à des données internes et à des phénomènes de
86 REJENDRA SINGH
distribution pour justifier ses postulats. On peut dire en fait qu'elle est presque
positiviste, dans la mesure où elle retrouve ce qu'elle a mis au départ. La réduction
de l'esprit à ce qu'est le cerveau (voir Chomsky, 1980; Rose, Lewontin et Kamin,
1984) soulève des questions philosophiques et théoriques d'un ordre tout différent
de celui des questions que soulèvent les morphologies lexicale ou aronovienne.
Prenons aussi par exemple la question de la productivité. On admettra qu'il
serait absurde, devant l'argument de Marchand (1969, p.5), selon lequel ne pas
tenir compte de la productivité reviendrait à compter les morts parmi les vivants,
de répondre par la théorie du Bhagvad Gita qui dit que les âmes sont immortelles,
mais il n'est pas pour autant nécessaire que la grammaire en tienne compte. On
peut en tenir compte en voyant plutôt dans la productivité l'effet de facteurs autres
que grammaticaux, comme le font par exemple Clark et Berman (1984) et Clark et
Hecht (1982). On ne peut éviter la conclusion que la morphologie est soumise à de
malheureuses considérations de performance. Les contraintes sémantiques (voir
Fanselow, 1988) et celles dictées par les conventions (voir Clark et Berman, 1984)
me paraissent suffisantes pour expliquer la non-apparition d'un grand nombre de
mots possibles. En combinaison avec les facteurs qui affectent le parsage et la mémoire,
elles peuvent expliquer pourquoi ce qu'on fait normalement avec la morphologie
n'est que ce qu'on en fait normalement. La morphologie est cependant
l'affaire de ce qui peut être fait, ce qui concerne le potentiel plutôt que
l'actualisation. Il est nécessaire d'invoquer ce potentiel pour comprendre la variation
dialectale et l'absence d'asynchronisme communicationnel en morphologie. Il est
important de souligner que ces remarques ne se veulent pas des arguments en
faveur d'une morphologie axée sur le potentiel, mais découlent fort heureusement
d'une telle morphologie.
Étant donné la pauvreté des principes spécifiques à la morphologie et à la
phonologie, le déplacement récent du débat central en phonologie vers les questions
de représentation n'a rien de surprenant. Ce qui l'est, c'est qu'on considère ces
questions comme des questions «génératives» qui ne seraient pas indépendantes du
programme chomskyen tel qu'esquissé par exemple dans Chomsky (1986,1988). Il
est vrai qu'un groupe de phonologues qu'il serait facile d'identifier ont apporté
beaucoup à notre compréhension des questions de représentation, mais on ne peut
et ne doit pas identifier le générativisme à l'activité de ce groupe. La linguistique
n'est peut-être que l'activité des linguistes, puisqu'il n'y a pas de définition universellement
acceptée de ce qu'elle est, mais il ne faut pas voir dans la phonologie
VERS UNE THÉORIE INTÉGRÉE 87
et la morphologie génératives l'activité d'un groupe particulier de chercheurs, cela à
cause d'une définition intéressante du terme «génératif»: celle qui réfère à la postulation
de principes spécifiques, non apprenables et par conséquent innés.
L'ambiguïté systématique qui nous empêche de considérer comme génératives la
phonologie naturelle et la phonologie generative naturelle est un fait sociohistorique
qui en dit beaucoup sur nos attitudes sociales dans notre activité scientifique.
Je laisserai à ceux qui sont mieux qualifiés que moi le soin d'analyser ce
point plus à fond (mais, voir Lele et Singh, 1991), et je ne peux que regretter de
n'avoir encore rien à dire en ce qui concerne la question des représentations.
Rajendra Singh
Université de Montré[i]VERS UNE THÉORIE INTÉGRÉE DE
LA PHONOLOGIE ET DE LA MORPHOLOGIE*
Rajendra Singh
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VERS UNE THÉORIE INTÉGRÉE DE LA PHONOLOGIE ET DE LA MORPHOLOGIE* Rajendra Singh
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